Barometre Prix

Les tendances et chiffres clés des marchés immobiliers à la fin Mai 2019.

Autres Chiffres Clés:

Le montant des amendes infligées à Paris à l’encontre de bailleurs qui ont loué illégalement meublé de nature touristique s’est élevé à 2.1 millions d’euros en 2018. Ce montant a presque doublé par rapport 2017 et devrait continuer à croître, les plateformes internet étant ciblées

MOINDRE PRESSION SUR LES PRIX DE L’ANCIEN

La pression de la demande s’accentue, au-delà du renouveau printanier habituel du marché et le rebond des ventes de logements anciens se renforce, au fil des mois. Pourtant en mai, les tensions sur les prix affichés n’ont guère été plus marquées qu’à l’ordinaire. Le relâchement de la pression sur les prix se confirme ainsi, même sur le marché des maisons qui avait connu une progression rapide des prix affichés durant les premiers mois de l’année.

Sur le marché des appartements, la progression des prix signés reste modérée (+ 1.7 % au cours des 3 derniers mois), illustrant la situation qui s’observe dans la plupart des grandes villes. En revanche, les tensions saisonnières des prix signés perdurent sur le marché des maisons (+ 3.6 % au cours des 3 derniers mois), mais elles sont moins vives que par le passé (+ 4.6 % il y a un an).

Le rythme de la hausse des prix des logements anciens se fait donc moins rapide : en mai le rythme annuel de progression des prix signés était de 3.5 %, contre 3.9 % il y a un an, à la même époque. Néanmoins, la décélération est maintenant nettement moins prononcée qu’elle ne le fut en 2018

POURSUITE DE LA BAISSE DES PRIX DU NEUF

Depuis la fin de l’hiver, les prix des logements neufs reculent. Habituellement, la pression sur les prix se relâche au cours du printemps. Les évolutions des prix constatées au cours des trois derniers mois confirment donc cette tendance saisonnière. Mais cette année, la baisse des prix se prolonge un peu plus longtemps qu’à l’habitude : après quatre mois consécutifs de recul, les prix des maisons perdent encore 0.7 % et ceux des appartements, 0.3 %.

Pourtant, le dynamisme de l’offre bancaire ne faiblit pas. Les taux d’intérêt proposés n’ont jamais été aussi bas et les banques ont encore abaissé leurs exigences en matière d’apport personnel. Mais rien n’y fait et le rythme de progression des prix ralentit toujours : avec en mai 2019, + 2.1 % sur un an pour l’ensemble du marché, contre + 2.7 % il y a un an. C’est sur le marché des maisons que le ralentissement est le plus spectaculaire, avec + 0.9 % sur un an en mai, contre + 4.7 % il y a un an

DES HAUSSES DE PRIX SOUVENT MOINS RAPIDES

En mai, Rennes connaît une augmentation des prix de l’ancien à 2 chiffres (+ 11.2 % sur un an), confirmant la tendance des prix observée depuis l’été 2018. Dans le même temps, le ralentissement de la hausse des prix est spectaculaire sur Bordeaux, avec + 2.8 % sur un an, à un rythme six fois moins rapide qu’il y a un an, à la même époque.

Alors que sur Brest la tendance des prix était orientée à la baisse en 2018, en janvier 2019 la courbe des prix se redresse : les tensions se renforcent au fil des mois, avec en mai + 10.6 % sur un an. En revanche, si la hausse des prix est moins rapide sur Angers (+ 8.1 %), elle se maintenait à un rythme soutenu en 2018 : le ralentissement constaté durant l’hiver dernier n’aura été qu’éphémère. Et comme sur Brest, la capacité financière et budgétaire des candidats à un achat a été malmenée par ces évolutions des prix.

Ailleurs, l’atterrissage de la hausse des prix se poursuit. Depuis la fin de l’année dernière, le rythme des hausses se stabilise dans la plupart des grandes villes. Par exemple à Paris (+ 6.1 % en mai), les prix signés s’établissent au-dessus de 10 000 €/m² pour le 11ème mois consécutif et maintenant dans 12 arrondissements, et qui vont du simple au double entre le 19ème et le 6ème arrondissement.

Les conséquences que les hausses de prix ont pu avoir sur la demande perdurent et les baisses de prix ne concernent plus qu’un quart des villes de plus de 100 000 habitants. Et dans les villes de plus de 60 000 habitants, les prix continuent de baisser lorsqu’ils sont inférieurs à 1 600 €/m² : donc lorsque le pouvoir d’achat de la demande est fortement contraint…

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