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Par Le Figaro Immobilier
Publié le 9 Avril 2020

Les vendeurs de biens immobiliers s’interrogent sur la valeur de leur bien actuellement en vente. Perdra-t-il de la valeur en raison de la crise sanitaire ? L’arrêt des visites peut-il entraîner une baisse de prix ? Il faut se montrer prudent et surtout patient face à une situation sans précédent. Le point dans cet article.

Vous êtes vendeur et la crise sanitaire empêche la vente de votre bien immobilier. Alors que certains craignent que le coronavirus n’entraîne une bulle sur le marché de l’immobilier, les professionnels appellent à la plus grande prudence quant aux conclusions hâtives sur les prix de vente comme sur les taux immobiliers. Il est encore trop tôt pour connaître les conséquences de l’état d’urgence sanitaire et du confinement sur le marché de l’immobilier.

Le marché immobilier est en pause

Toutefois, force est de constater qu’il se trouve actuellement paralysé même si des signatures de compromis ou d'actes authentiques sont possibles à distance et par visioconférence. Sacha Boyer, cofondateur de MyNotary.fr rappelle que pour signer un compromis à distance il est nécessaire d’voir un dossier complet. « Il faut vérifier que le dossier contienne par exemple le dossier de diagnostics techniques (DDT), lequel est difficilement réalisable à ce jour car il implique le déplacement d’un professionnel. De plus, il vous faudra interroger le professionnel en charge de la signature pour vérifier qu’il possède un outil de signature électronique et vérifier que toutes les parties sont équipées d’un téléphone portable et sont d’accord pour procéder à une signature électronique de leurs contrats à distance ». Ce qui n’est pas toujours le cas… Les visites sont pour l’heure interdites, même si les visites virtuelles se développent et permettent aux particuliers de se projeter. Ainsi, si vous êtes au début de votre projet de vente, le prix de vente est certainement un point d’interrogation pour vous.

Quelles conséquences sur les prix de vente ?

Certains experts estiment que les prix devraient se maintenir dans les villes où la demande est forte. Mais rien n’est certain à ce jour, d’autant que la France entre officiellement en récession. « Nous avons noté quelques retraits d’annonces mais cela ne concerne qu’une infime partie, autour de 3%. Ces vendeurs attendent que les choses redémarrent. De toutes les façons, baisse ou pas, il ne va rien se passer car il n’y pas de visites. Les transactions sont à l’arrêt. Nous sommes dans une logique absolue du respect des mesures gouvernementales de rester chez soi », estime Laurent Vimont Président du réseau Century 2.

De plus les conditions de financement seront également essentielles à la reprise de l’activité. De nombreux facteurs interviendront donc pour aider la reprise quand le moment sera venu… Du côté des taux, il est difficile de se projeter selon Maël Bernier, Directrice de la communication du courtier en prêt Meilleurtaux.com. « Il est en effet très difficile à ce stade de se projeter mais a priori si la sortie de crise est rapide, c’est-à-dire courant mai, nous pouvons nous attendre à une hausse légère comprise entre 0,20% et 0,30%.  Néanmoins, quand sera la sortie de crise ? Après avoir entendu le Premier ministre la semaine dernière, j’ai peur qu’on ne sorte pas réellement avant la fin de l’été…Je parle pour une reprise d’activité normale. Bref, il faut être vraiment prudent sur les annonces ».

Un redémarrage progressif attendu à la sortie du confinement

« Ce que nous vivons en ce moment est sans précédent, nous n’avons aucun point de comparaison historique sur lequel nous appuyer ! La première incertitude est celle de l’impact du Covid-19 sur l’économie réelle : assistera-t-on à un redémarrage immédiat à la sortie du confinement, ou au contraire à une crise plus profonde ? », explique Loeiz Bourdic, directeur de PriceHubble France. « Les impacts du Covid-19 sur les marchés immobiliers ultra tendus comme Paris seront limités, pour le marché dans son ensemble il serait très hasardeux pour nous de faire des prévisions. Tout dépendra de la durée de la crise, d’un potentiel effet de rebond et de la volonté des Français à continuer à investir dans la pierre comme valeur refuge », poursuit-il…

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