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Lanalyse de la conjoncture immobilière, publiée par les notaires du Grand Paris, pointe un ralentissement marqué par une chute des volumes et un tassement des prix.

Deux observations principales sont en effet mises en avant par cette analyse : un recul des volumes de ventes et un ralentissement de la hausse des prix en Île-de-France

La baisse des ventes est généralisée à la région parisienne : Paris, Petite Couronne et Grande Couronne. Elle touche aussi bien les appartements que les maisons. Les différences d’activité entre les différents secteurs de l ’ Île-de-France, qui structuraient le marché depuis plu- sieurs trimestres, semblent s’estomper. 36 600 logements anciens ont été vendus de juin à août 2020, soit un repli de 26 % par rapport à la même période en 2019

Les tendances haussières perdurent mais un tassement des prix semble s’amorcer, particulièrement à Paris. En Île-de-France, les prix des logements anciens ont augmenté de 5,8 % en août par rapport à août 2019 : 6,6 % pour les appartements et 4 % pour les maisons. Cependant, pendant les trois derniers mois, de mai à août 2020, la hausse des prix est de 1,2 % (1 % pour les appartements et 1,7 % pour les maisons) et elle est quasi nulle en données corrigées des variations saisonnières.

Pour compléter leur note de conjoncture, les notaires du Grand  Paris ont également fait un bilan de l’évolution des prix et de la taille des logements depuis 20 ans en Île-de-France. Et, selon eux, la transformation est bien présente. Ainsi, les prix des appartements ont été multipliés par trois et ceux des maisons ont été multipliés par 2,4. Au cœur de l’agglomération, les valorisations des prix sont encore plus fortes. L’attractivité de la région parisienne a joué à plein dans la hausse des prix de l’immobilier. Ceux-ci ont en effet été multipliés par 4,3 dans Paris et par 3 en Petite Couronne. En Grande Couronne, les prix ont doublé.

L’étude pointe enfin une hausse globale de la taille des logements à Paris et en petite couronne (2 m 2 pour les appartements et 6 m2 pour les maisons), à l’exception de la Grande Couronne qui a vu la taille diminuer à la suite d’un renouvellement du parc. Il est à noter que la capacité des Français à devenir propriétaires accuse une baisse depuis 20 ans, observent les notaires, du fait de l’augmentation des prix de l’immobilier mais également d’une augmentation plus importante  des  prix  à la  consommation (+ 30 %) par rapport au pouvoir d’achat par unité de consommation (+ 18 %).

Les changements de comportement (cadre de vie, épanouissement familial) et les envies de « vert » mis en avant par les médias se heurtent à la situation économique et les velléités de départ semblent freinées. Mais l’idée fait son chemin chez de nombreux Franciliens.